Avril mai

 


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Le 28 mai

1ère navigation, 1ère crique, 1er mouillage forain, 1ère apnée, 1ers oursins, 1er coup de soleil.

Nous dédions ces moments tant espérés à tous ceux qui ont tant souffert avec Lui et pour qui la vie reprend ses droits avec ses petites joies quotidiennes, ses moments de bonheur, mais aussi ses petites contrariétés que nous savons si bien relativiser maintenant.

28 mai 2003 Direction Corinthe par petites étapes
26 mai 2003 Nous regagnons le bateau à Preveza. Notre voyage va pouvoir reprendre, il le souhaitait tant.
15 mai 2003  C'est fini pour mon papa. Que de souffrances!!!  Le cancer n'est pas une maladie, c'est un être maléfique qui s'installe au sein d'un corps, lui prend toutes ses forces vives, l'oblige à puiser dans ses ultimes réserves et use aussi de l'énergie de l'entourage, le laissant désemparé après la disparition de l'être cher.

Le 16 avril 2003 RETOUR VERS TOULOUSE

Les nouvelles de mon père sont très mauvaises. L'intervention et les examens ont permis de détecter deux tumeurs. Il est sage de revenir l'embrasser même si on peut toujours espérer. Mais le voyage a été une odyssée. Pour arriver avant le Week End de Pâques la solution la plus rapide était de traverser l'Adriatique en Ferry puis de regagner Toulouse en train. Afin de dissuader ceux qui pronent à tous crins l'usage du Ferry pour atteindre la Grèce sans prendre l'avion, voici le détail de notre odyssée (... sans mal d'Homère).

Départ du chantier naval mercredi 16 avril 14h30 dans le bateau du chantier pour nous amener en ville. Logos se demande pourquoi il est de nouveau abandonné .Traversée de la ville à pied avec 40 kg de bagages. 

Départ du bus 15h30 . Bus omnibus s'arrêtant à la demande par le chemin des écoliers. 2h30 pour 100 km mais une belle visite.

Départ du Ferry vers Ancone 20h. Le luxe. Un ferry de Superfast tout neuf, cabine à quatre pour nous tous seuls. Arrivée le lendemain matin à 10 h30 italienne au port après plus de15 heures de traversée. Un taxi digne du N°1, 2 et 3 pour nous amener vitesse grand V à la gare : feux rouges grillés, bandes blanches ignorées et pédale d'accélateur confondue avec pédale de frein. Un virtuose. Toujours est-il que, par chance, un Trans Europe Express nous a pris en charge un quart d'heure plus tard pour Milan. Seulement 10 minutes d'escale pour changer de train et monter dans un train surchargé en direction de Nice.  Martine trouve une place assise à l'arrêt de Gène trois heures plus tard. Il me faut attendre San Remo pour pouvoir m'asseoir 5 heures plus tard. 

A 20 heures, Nice . 2 heures après, départ pour Marseille avec une escale familiale. de 1heure à 11 heures du matin. Et, après un nouveau changement de train à Montpellier et 2 heures d'escale, Le 18 avril à 16 heures 30 arrivée à Toulouse.un peu éreintés. Mais qu'est-ce que 50 heures de voyage quand on rencontre la détresse humaine devant une maladie difficile et inéluctable. Pour combien de temps ???

le 12 avril 2003

Les grecs n'en reviennent pas... nous non plus !!! Il fait froid, il neige à faible altitude et c'est un spectacle que de voir les montagnes qui dominent le chantier naval couvertes de neige.  Déjà presque une semaine que nous vivons perchés entourés d'une forêt de mats tels les Robinsons suisses à enrichir Logos de nos dernières acquisitions et à remettre chaque chose à sa place, si ce n'était le souci de la santé du papa de Pierre, nous pourrions dire que tout va bien; le chantier s'anime peu à peu... Les bateaux se réveillent après un long hivernage. La moyenne d'âge est plutôt élevée mais l'ambiance beaucoup plus encourageante que dans une maison de retraite!!! Les bateaux eux ne se soucient pas de l'âge du capitaine... Nous attendons des nouvelles de Toulouse - intervention chirurgicale inquiétante sur mon papa (Pierre) - pour décider du moment de la mise à l'eau du bateau.
le 6 avril Dès notre arrivée, rangements, bricolages et remise en route du bateau. Au programme des améliorations : installation du panneau solaire et d'un nouveau sondeur. Avec les inévitables surprises du redémarrage, entre autre le thermostat du frigo qui a rendu l'âme.

Décollage 5 avril, 5 heures du matin après avoir quitté tous ceux que nous aimons. Le vol se déroule sans encombre jusqu'au survol de la Grèce et, au moment de longue descente d'au moins 30 minutes, le pilote a essayé - sans résultat - de louvoyer  entre les cumulonimbus. On se serait cru à Eurodisney dans les attractions à émotions. La photo a été prise juste avant de pénétrer dans ces nuages. L'ambiance dans l'avion était mitigée. Le commandant faisait l'impossible pour stabiliser son Airbus et à l'atterrissage, il a bien mérité une salve d'applaudissements de la part des passagers encore valides. Athènes Préveza en taxi (470 Km) et à 17 heures, nous avons retrouvé notre Logos.